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Paris 2024 : opération séduction enclenchée

Paris 2024, c’est la capitale française qui se lance dans une quatrième quête aux Jeux olympiques (JO) d’hiver. Après trois défaites douloureuses (1992, 2008 et 2012), Paris saura-t-elle tirer des leçons du passé ? Saura-t-elle convaincre le Comité international olympique (CIO) ? En lice aux côtés de Los Angeles, Rome et Budapest, elle a un an pour séduire avant que le verdict tombe. Cet évènement sportif, qui validera définitivement l’attribution des JO 2024 se déroulera à Lima, au Pérou, le 13 septembre 2017.

Logo de la campagne de Paris 2024 ville hôte des Jeux olympiques de 2024.
By Comitê Nacional Olímpico Esportivo Frances [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

JO à Paris : leçons du passé

Si Paris se relance dans la course aux Jeux, ce n’est pas pour se heurter aux mêmes écueils que par le passé. Cela, le comité de soutien Paris 2024 l’a bien en tête. « Aujourd’hui, on a l’impression d’avoir beaucoup avancé. Il y a une unité derrière cette candidature. De plus en plus de personnes nous rejoignent et ont envie de voir ce pays organiser le plus grand événement sportif au monde », déclarait Tony Estanguet au journal L’Équipe. Le triple champion olympique de canoë-kayak officie en qualité de co-président dudit comité.

Face à Los Angeles – son principal rival –, Rome et Budapest, la Ville Lumière a tiré de précieuses leçons de ses échecs. Elle a notamment choisi de s’entourer de sportifs et non de politiques afin de propulser sa campagne.

Paris 2024 : les sportifs d’abord

Alors que Paris 2012 était représentée par Jacques Chirac, Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë, Paris 2024 est en grande partie pilotée par d’anciens athlètes, tous olympiens. La présidence du comité de candidature est partagée par Bernard Lapasset, président de World Rugby (organisme international qui gère le rugby à XV et à sept) et Tony Estanguet. Le directeur général est Étienne Dubois, sélectionné en badminton lors des Jeux d’Atlanta en 1996. Découvrez la composition du comité ici. Ce mécanisme s’inscrit dans la pensée de Pierre de Coubertin : les premiers bénéficiaires des Jeux en sont les ambassadeurs les plus légitimes.

Le 13 septembre dernier, à Marseille, la campagne nationale de sensibilisation des Français à la candidature de Paris 2024 a débuté. « Accueillir 206 nations en France, en 2024, c’est un beau projet, un projet de société autour du sport », expliquait Tony Estanguet à cette occasion (visionner la vidéo ici). L’objectif : convaincre les citoyens que les Jeux et les valeurs qu’ils véhiculent peuvent faire changer la société durablement.

Place au lobbying

L’aspect lobbying semble être mieux anticipé également. Pour favoriser la candidature de Paris de manière globale, il s’agit d’établir des contacts à l’international. Dans ce sens, Bernard Lapasset s’est adjoint les services de Mike Lee. Le Britannique spécialiste de la stratégie de lobbying avait contribué à la victoire de Londres en 2012.

D’autre part, durant les JO de Rio, Estanguet et compagnie ont rencontré les membres du CIO ainsi que les présidents des Fédérations internationales. Situation idéale pour leur présenter le projet. Grâce à cela, la fine équipe a pu tâter le terrain et cerner ce qu’attendent les 90 décisionnaires pour 2024. « Je pense qu’on a marqué des points. Je crois que notre dossier a été très bien accueilli là-bas. Ils reconnaissent que la France a aujourd’hui une expertise en matière d’organisation sportive. Que les infrastructures sont d’un excellent niveau et qu’on pourrait être d’excellents partenaires pour 2024 », déclarait l’ancien kayakiste.

À droite, Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak, lors des Jeux olympiques de Londres en 2012.
https://www.flickr.com/photos/64914087@N06/

Paris : ses points forts, ses points faibles

Point fort : 95 % des infrastructures nécessaires à la tenue des JO existent déjà. On pense au stade de France, au Parc des Princes ou au stade Jean-Bouin. Pour compléter cela, une piscine olympique sera réalisée à Aubervilliers, ainsi qu’un village olympique à Saint-Denis.

Point fort et faible : la menace terroriste plane toujours sur la France. La sécurité de l’événement sera l’une des principales inquiétudes des membres du CIO. Toutefois, le bon déroulé de l’Euro 2016 a prouvé que les autorités françaises sont en mesure de gérer Paris 2024.

Point faible : la tentaculaire ville californienne a déjà organisé les jeux deux fois, en 1932 et 1984. Elle possède d’excellentes infrastructures et un énorme soutien populaire (85 % des Angelenos espèrent voir les Jeux se réaliser dans la cité des anges).

Point fort : la ferveur avec laquelle le comité de candidature porte le projet. Un sondage TNS Sofres datant du mois de février révèle que 65 % des citoyens se disent favorables à la tenue des Jeux à Paris. Cela fait deux personnes sur trois, et c’était bien avant que le comité n’entame sa campagne fédératrice. Voilà qui est prometteur, non ?

 

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6 réflexions sur « Paris 2024 : opération séduction enclenchée »

  1. Ca poussera à rendre les eaux plus propres pour les épreuves de natation ! Il faut voir le bon coté des choses 😉

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