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Préparateur physique, le coach sportif spécialisé

Nous allons vous expliquer comment le préparateur physique vous crée un programme afin d’atteindre votre objectif sportif. Comment cela permet d’améliorer la condition physique du sportif, ses qualités athlétiques et foncières ? Le tout, sans dérégler les capacités spécifiquement développées pour le sport pratiqué.

La préparation physique d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec la préparation physique générale (PPG) que l’on connaissait. À part pour les débutants, les sédentaires ou les personnes reprenant le sport après une blessure, les sportifs ayant des objectifs de réussite ont des besoins spécifiques.

préparation physique d'un boxeur

Pourquoi le préparateur physique existe ?

Un sportif qui pratique son sport intensément va progresser. Plus il s’entraîne, plus il va devenir performant et meilleur en améliorant ses qualités physiques et techniques. Alors pourquoi  effectuer des entraînements spécifiques pour améliorer la condition physique de base ?

C’est vrai, pratiquer fait progresser mais c’est souvent insuffisant dès que l’on souhaite entrer en compétition. Tant que l’on pratique une activité physique pour soi, notre entraînement régulier d’un sport nous fait progresser. Rapidement au début, puis de plus en plus doucement une fois un niveau confirmé atteint.

Chez Ownsport, nous vous mettons en relation avec un coach qui possède un diplôme universitaire de préparateur physique. Il pourra vous faire progresser dans un sport collectif comme dans un sport individuel ou bien pour un préparation physique en vue d’un concours.

Pourquoi la progression ralentit avec le temps jusqu’à devenir quasiment nulle ?

Cela est dû au fait que nous sommes tous différents et génétiquement doté de qualités et de tares qui nous permettent de performer sur certains points mais aussi d’être faible sur d’autres.

Si l’on s’entraîne sans jamais prendre le recul de regarder ses points forts et faibles, les points forts vont se développer rapidement et vont tenter de compenser les points faibles. Néanmoins, il est très rare que la compensation soit la bonne solution.

En effet, c’est ce phénomène de déséquilibre qui va limiter rapidement le sportif amateur par rapport à un athlète suivi par un professionnel diplômé à la suite d’une formation en préparation physique et qui exerce dans la discipline.

Prenons l’exemple du tennis. Un tennisman ayant une très bonne technique, un bon positionnement et une bonne gestuelle mais qui est faible niveau cardio, va compenser en jouant haut et prendre le risque de rater les balles les plus rapides.Ou bien tenter de faire courir son adversaire pour l’empêcher de cadrer ses coups.

Cependant, il prendra le risque de mettre des balles dehors. Alors qu’en travaillant sa condition cardiovasculaire avec de la course à pied fractionnée, par exemple, il pourrait jouer sur une gamme plus large de coups et de techniques, devenant ainsi un joueur plus dangereux pour ses adversaires.

Comment détecter ses faiblesses dans son sport ?

La première des choses à faire, nous l’avons vu, consiste à identifier ses point faibles et forts. Le soucis c’est que souvent pour en être capable, il faut beaucoup d’expérience et pas seulement une expérience personnelle en temps que pratiquant.

L’expérience d’un préparateur physique ou d’un entraîneur dans la discipline qui aura vu passer de nombreux pratiquants avec des niveaux, des styles, des qualités et des défauts différents, est clairement l’idéal, si l’on peut en bénéficier. C’est ce référentiel créé par l’expérience qui va permettre d’identifier au mieux ce qui pêche chez tel ou tel athlète.

Vous pouvez à titre personnel faire ce travail bien sûr, ce sera toujours 1000 fois mieux que de ne pas le faire du tout. Un éducateur sportif vous permettra simplement un gain de temps, une plus grande précision et efficacité. Tout dépend de votre niveau, de votre objectif et de l’investissement que vous êtes prêts à faire.

préparateur physique et son élève

Comment s’articule le travail de la condition physique de fond et celui du spécifique et de la technique ?

Nous l’avons vu, pour un débutant il est très simple de s’entraîner, tout est à faire. La préparation physique générale ou PPG classique de papa est alors adaptée. Course à pied, renforcement musculaire et exercices de musculation polyarticulaires généraux ne peuvent pas faire de mal.

Cela se gâte dès que l’on veut taquiner la compétition. En effet, certains exercices et méthodes d’entraînement doivent être évités car ils sont contre productifs.

Un basketteur ou un tennisman par exemple, doit faire attention à son poids pour rester endurant et à sa précision pour marquer des points. Les entraîner régulièrement en force sur des mouvements d’haltérophilie n’est pas très pertinent. Leurs capacités de jeux se trouveraient altérées.

Au delà de ce concept simple de choix de programmes et d’exercices adaptés, s’ajoute un niveau supplémentaire de complexité.

Comment marier préparation physique et entraînement technique spécifique ?

On distingue trois types de méthode pour le préparateur physique : Intégrée, Associée, Dissociée.

femme en préparation physique

La préparation physique intégrée

Ce mode de préparation utilise des exercices qui travaillent en même temps les capacités physiques et techniques spécifiques. En gros, cela consiste à pratiquer le sport en question de façon fractionnée, lestée ou gamifiée. On varie les intensités, mais on travaille de façon fonctionnelle globale sans pouvoir réellement cibler un objectif athlétique spécifique à améliorer.

Cela permet de progresser sur sa pratique comme le ferait un débutant mais de façon plus poussée et réfléchie. On apprend en pratiquant et on se spécialise. Cela sert d’ailleurs à haut niveau quand un athlète est relativement équilibré physiquement pour faire monter son niveau général.

C’est la préparation qui convient pour les débutants ou les athlètes dans des (très rares) phases d’équilibre physique général.

La préparation physique associée

Ici, on va travailler un exercice athlétique puis directement après un exercice spécifique, et enchaîner les exercices en respectant cette alternance le plus possible. Le but de la manœuvre est d’obtenir les bénéfices sur la forme physique d’un entraînement athlétique tout en préservant les qualités techniques du sportif. Car, comme nous l’avons vu, le défaut de l’entraînement ciblé sur les qualités physiques, c’est qu’il peut dérégler un joueur ou un boxeur par exemple.

Une séance de développé couché peut, en donnant plus de force à un joueur de Basket Ball, dérégler ses tirs et il lui faudra quelques entraînements pour se re-calibrer. Pareil pour un boxeur dont l’explosivité serait amoindrie au bénéfice de la force. Il perdra légèrement en fluidité et rapidité de mouvement.

Pour éviter cela, le préparateur physique va proposer par exemple au sportif un exercice de musculation immédiatement suivi de tirs au panier pour le basketteur ou d’une session de shadowboxing pour le boxeur.

Le défaut, le résultat est moins efficace sur la condition physique du pratiquant. Il se dérègle moins mais progresse moins sur ses faiblesses physiques que dans la prépa dissociée.

On utilise cette technique pour la préparation physique en vue d’une compétition.

La préparation physique dissociée

Dans ce mode d’entraînement, le personal trainer dissocie en 2 séances séparées le travail de la condition physique du travail spécifique et technique. Cela permet de vraiment cibler un travail spécifique sur objectif précis pour atteindre un meilleur niveau. Idéal si le sportif doit prendre de la masse musculaire par exemple ou de la force de façon relativement importante.

Dans ce type d’entraînement, les charges sur les exercices doivent être précisément quantifiées, cyclées pour obtenir la progression souhaitée en évitant le surentraînement et les blessures. D’autres objectifs comme la souplesse, l’explosivité ou l’endurance sont bien sûr possibles.

Le défaut de cette méthode d’entraînement est le risque de dérèglement de l’athlète confirmé et le besoin de récupération accru. Même si l’entraînement du préparateur physique est très pointu et ciblé sur le sport pratiqué par le sujet, on n’utilise pas cette façon de travailler à l’approche d’une compétition importante par exemple. Il y a trop de risques d’effets secondaires sur la dextérité ou la mobilité du sportif. C’est donc une méthode pour remonter puissamment les défauts de l’athlète en période creuse.

Comment devenir préparateur physique ?

Pour devenir préparateur physique, plusieurs diplômes s’offrent à vous dont les études durent plus ou moins longtemps. Nous vous proposons alors de découvrir les plus connus d’entre eux.

Licence/Master STAPS

Pour commencer, une licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) spécialisée en « entraînement sportif et optimisation de la performance » permet de devenir préparateur physique. Ainsi, elle s’obtient au bout de 3 ans d’études en université.

Vous pouvez aussi continuer cette licence (n’importe quelle spécialisation) avec un master STAPS. Cela vous procure alors un niveau bac+5 et le diplôme. Un master, après la licence, s’effectue en deux années.

BPJEPS AGFF

Le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport se décline en plusieurs options. L’option « Haltère, musculation et forme sur plateau » vous permet alors d’obtenir le diplôme. Le BPJEPS se déroule sur une année généralement.

D’autres options du BPJEPS et d’autres diplômes d’état vous permettent d’avoir le diplôme. Nous vous conseillons ainsi de regarder sur la page dédiée à cela.

Diplômes Universitaires spécialisés

De nombreuses universités proposent leurs diplômes pour devenir préparateur physique. C’est le cas par exemple de l’université de Lyon qui propose un diplôme universitaire européen de préparation physique. Cette formation est présentée ici.

Cependant, les diplômes universitaires ne sont pas accessibles après le bac mais après une licence STAPS ou un BP généralement. Nous vous conseillons alors de bien vous informer sur les préalables aux formations.

Professeur d’EPS

Pour finir, en ayant le diplôme de professeur d’Education Physique et Sportive, qui correspond à un bac+5, vous pouvez prétendre à être préparateur physique.

Les études à réaliser sont une licence STAPS spécialisée en « Education Motricité » puis d’enchaîner avec le concours du CAPEPS sur deux années.

En bonus petit article sur la préparation physique pour le ski (pour les sportifs occasionnels)

Pour profiter au mieux de vos vacances aux sports d’hiver et ne pas rentrer déclassé avec Europe assistance, nous vous proposons ces conseils de préparation physique spécifique ski. Vous apprendrez gainage, étirement et échauffement pour vous renforcer et éviter les blessures aux genoux et aux rachis.

Si vous recherchez à vous faire aider dans votre sport : venez trouver votre préparateur physique sur notre site. Avec plus de 5000 coaches diplômés, il y aura sûrement la perle rare qui vous conviendra 😉

Autres objectifs et entraînements sportifs

Pour vous donner une petite idée de la complexité d’une préparation spécifique, nous vous proposons cet exemple d’ouvrage mis a disposition par la Fédération Française de Tennis. C’est ciblé Tennis mais c’est pour comprendre la notion de spécialisation, et encore c’est grand public 😉

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