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Rupture du ligament croisé : rééducation, opération et reprise du sport

La rupture du ligament croisé est la hantise du sportif. Pour le sportif professionnel, cet accident l’éloignera plusieurs mois des terrains avec une reprise à son meilleur niveau plus ou moins incertaine. Bien que la rupture du ligament croisé antérieur est devenu monnaie courante, le sportif amateur devra également faire preuve de patience et de travail pour parfaire sa rééducation puis sa remise en forme suite à cette blessure sportive. Malgré les croyances, l’opération chirurgicale n’est pas toujours recommandée. Le chirurgien étudie au cas par cas les suites à donner pour une reprise du sport dans les meilleures conditions. Un coach sportif Ownsport peut jouer un rôle en prévention et dans la cadre de la rééducation pour un renforcement des membres inférieurs permettant de gagner en stabilité afin de reprendre plus rapidement votre activité sportive.

ligament croisé antérieur

La rupture du ligament croisé antérieur : anodin ou dramatique ?

Concernant la rupture du ligament croisé, les chiffres parlent d’eux même. En France, chaque année, on assiste à 15 000 ruptures du ligament croisé antérieur uniquement sur les pistes de ski, qui représente environ 30% des accidents. Le football englobe 20% des accidents, les autres sports également 20% (hand, basket, volley, rugby, badminton ou encore squash). Les 30% restants concernent les accidents du travail et les autres activités. Dans un pays comme l’Allemagne, il se produit une rupture du ligament croisé toutes les 6min30. Bref, vous aurez compris que vous n’êtes pas un cas isolé. Cependant, l’accident n’est pas anodin pour autant.

Dans 80% des cas, la rupture s’accompagne d’autres lésions avec en tête une lésion du ménisque. Même après opération, le ligament ne pourra jamais retrouver ses propriétés initiales, ne serait-ce qu’en termes de sensations et de proprioceptions.
Néanmoins, la médecine a fait d’énormes progrès depuis 30ans pour traiter au mieux cette lésion en pleine expansion en raison d’un engouement de plus en plus prononcé pour les loisirs sportifs.

 

Comment se fait-on les croisés ?

Ligament croisé

Le genou est une articulation complexe. En haut, on retrouve le fémur et en bas le tibia. Ces deux os sont maintenus, entre autres, par des ligaments. Il y a les ligaments croisés antérieurs (en avant) et postérieurs (en arrière). Sur les côtés, il s’agit des ligaments latéraux (tibial et fibulaire). Enfin, on retrouve les ligaments maintenant la rotule à l’image du tendon rotulien et quadricipital.Dans la majorité des cas, vous pratiquez une activité sportive à pivot comme le football ou le basket-ball et soudainement, sur un changement de direction par exemple, votre genou effectue une torsion trop importante, une rotation au-delà de ses possibilités et c’est la blessure. Cette dernière peut être la cause d’un contact externe mais dans la majorité des cas, le sportif se blesse tout seul. Les femmes en sont d’ailleurs plus sujettes.

Le ligament croisé antérieure est rompu partiellement ou totalement. Par contre, le ligament croisé postérieur, plus résistant est plus rarement endommagé, à l’exception de choc violent comme un accident de voiture avec impact du genou sur le tableau de bord par exemple. On n’opère rarement un ligament croisé postérieur car la rééducation donne d’excellents résultats.

Se faire les croisés peut arriver à tout instant dans diverses activités sportives, quel que soit votre âge ou votre vécu sportif. Cependant, à ce jour, des exercices de proprioception (Swiss Ball, Bosu, planche d’équilibre), de pliométrie des membres inférieurs ou encore d’étirements peuvent diminuer les facteurs de risque. Un échauffement de qualité ou une préparation physique par le biais de votre coach sportif avant un séjour au ski contribue également à préserver ses genoux.

 

Diagnostic

Le patient, lors de la torsion du genou à ressenti un craquement. Il a dû stopper l’activité sportive car son genou se dérobait et ne le tenait plus. Les signes suivant : torsion – craquement – déboîtement – gonflement font fortement penser à une rupture du LCA.
Ensuite, direction le médecin qui pourra réaliser un certain nombre d’examen clinique. Ces tests comme celui du tiroir antérieur ou du ressaut rotatoire permettent d’approfondir le diagnostic. Du côté de l’imagerie, on vous orientera sûrement vers une radiologie pour identifier si d’autres lésions osseuses sont présentes ainsi qu’un IRM. Enfin, le must du must consiste à réaliser une arthroscopie diagnostique.

 

Faut-il vous faire opérer ?

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Une fois chez le médecin, c’est sûrement la première question que vous allez lui poser ! Dois-je subir une opération chirurgicale ? Avant la limite d’âge était fixé à 35ans généralement. Aujourd’hui, plus de distinction, on procède au cas par cas.

Vous êtes susceptible de vous faire opérer si :
– vous pratiquez régulièrement un sport à pivot (rugby, football, tennis, ski, hand, basket).

L’opération n’est pas nécessaire si :
– Si ne pratiquez pas les sports mentionnés ci-dessus ou vous avez décidé de les arrêter.

Vous avez donc compris que l’opération est nécessaire si votre genou risque, à nouveau, de se retrouver dans une position de torsion, des changements de directions brusques ou encore un terrain instable comme en trail. Dans le cadre de la course à pied sur route ou piste, des activités quotidiennes comme le vélo, le jardinage ou la natation, une rééducation sérieuse pourrait suffire. Si après cette prise en charge, votre genou est parfaitement stable, c’est une réussite.

Sachez que l’opération chirurgicale se déroule en moyenne 6 à 8 semaines après l’accident. En effet, il est nécessaire que le genou ait dégonflé, soit mobile et ait perdu son épanchement articulaire.

 

Le traitement fonctionnel

Dès la blessure, on vous invitera à immobiliser votre jambe durant 3 semaines grâce à une attelle. Si l’opération n’est pas envisageable, direction le kinésithérapeute ou un centre de rééducation spécialisé. Le travail consistera à muscler de manière progressive votre quadriceps et ischio-jambiers. Un travail proprioceptif sera également au programme. Tous deux permettront d’assurer la stabilité de votre articulation pour palier à l’absence de LCA.

Les cas sont rares mais il existe des sportifs de haut-niveau en football notamment qui ont refusé l’opération après une rupture partielle du LCA. Grâce à un important traitement fonctionnel, ils ont retrouvé les terrains de football. Bien entendu, leur prise en charge médicale est bien différente d’un sportif lambda.

 

Le traitement chirurgical

Il n’y a aucune urgence vitale à opérer. L’intervention chirurgicale peut s’effectuer de 6 semaines jusqu’à 18mois après l’accident par exemple. Durant ce délai, un traitement fonctionnel sera mis en place pour préparer le genou et commencer à renforcer sa stabilité. La ligamentoplastie consiste à remplacer le ligament croisé endommagé grâce à une intervention sous arthroscopie. Il n’y a donc pas besoin d’ouvrir le genou.

Le tendon de substitution est prélevé sur le patient lui-même, généralement au niveau de la patte d’oie (tendon du demi-tendineux et/ou gracile). Le tendon rotulien ainsi que le tendon quadricipital peut être choisi. Malgré les centaines d’intervention chaque jours en France, aucun protocole unique n’a été trouvé. Certains chirurgiens vont même prélever un tendon au niveau de l’ischio-jambiers. A l’heure d’aujourd’hui, aucune greffe n’est supérieure à une autre. L’opération dure 45min. Le chirurgien utilisera des fis et des vis résorbables.

Après un séjour de 4 jours à l’hôpital, vous en ressortirez à l’aide d’attelle et de béquilles que vous garderez 5semaines environ. L’objectif de la rééducation qui s’en suit est de vaincre votre perte de mobilité, en améliorant jour après jour vos possibilités d’extension du genou.

 

La reprise du sport

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La reprise du sport après une lésion du LCA est possible dès le 6ème mois. Bien entendu, il convient d’être prudent et de recommencer progressivement. Dans un premier temps, des sports sans contact, dans l’axe et sans mouvement de rotation. C’est là que votre coach sportif pourra faire toute la différence grâce à des séances 100% individualisées à domicile. Il vous permettra de reprendre de bonnes habitudes et de surpasser ce sentiment de crainte à l’égard de la reprise du sport. Un travail de proprioception, de stabilité et de renforcement musculaire pourra être au cœur de votre séance.

Dès la 3ème semaine, vous pourrez reprendre le vélo très léger à domicile. A la 6ème semaine, un travail de stabilité à l’aide d’un mini trampoline ou bosu peut s’envisager. A la 12ème semaine, s’il n’y a aucune complication, vous pourrez reprendre doucement la course. Au 4ème mois, vous pourrez augmenter l’intensité. A partir du 6ème mois, vous intégrerez des sauts et une phase de rééentrainement et de réathlétisation pour revenir à votre niveau de forme initiale au 12ème mois. Pour un sportif lambda, 1 an est donc nécessaire pour reprendre pleinement son activité sportive d’antan.

Conclusion

Il y a 30ans, la rupture du ligament croisé était synonyme de drame pour le sportif. Aujourd’hui, le chemin vers la guérison ne sera pas de tout repos mais la reprise du sport est possible. Cependant, sachez qu’une prise en charge sérieuse est indispensable. Un ligament croisé non soigné ou mal soigné peut déboucher sur de l’arthrose et une instabilité chronique de l’articulation. Ce phénomène de déboitement est néfaste pour le cartilage et le ménisque.

A travers cet article, l’équipe d’Ownsport souhaitait vous éclairer vous la rupture des ligaments croisés afin d’attaquer votre rééducation et votre reprise du sport dans les meilleurs conditions.

 

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