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Les effets du sport sur les hormones

Faire du sport avec un coach, ça fait perdre du poids ou développe la musculature et ça a tout un tas d’autres effets physiologiques et psychologiques sur l’organisme. Comment ? Principalement grâce aux hormones. L’activité physique, plus ou moins intense, bouleverse la routine endocrinienne. C’est souvent bon pour la santé, et parfois un peu moins. Faisons le point !

Représentation en image de synthèse des hormones de croissance.
https://www.flickr.com/photos/101755654@N08/

Hormones : définition et rôle

Les hormones sont des molécules chimiques fabriquées et sécrétées par des glandes endocrines. Elles transmettent des messages, commandent des actions à des organes, des cellules, d’autres glandes et rétroagissent, contrôlant l’équilibre hormonal de l’organisme.

Les hormones humaines remplissent leur rôle puis sont évacuées par les voies naturelles, il faut ainsi en produire tous les jours, donc veiller à apporter par l’alimentation tout le nécessaire. Elles sont dérivées du cholestérol (hormones stéroïdes) ou des lipides, ou bien encore dérivées d’un acide aminé ou enfin constituées de plusieurs acides aminés (hormones peptidiques). Parfois, d’autres substances jouent le rôle d’hormones alors qu’elles ont une autre fonction (par exemple les neurotransmetteurs noradrénaline et sérotonine).

De façon générale, de nombreux composés, naturels ou non, influent sur le système hormonal. Certaines activités aussi, dont le sport. Augmentation ou mise en berne, avec des effets en cascade plus ou moins marqués sur le reste de l’organisme, le sport bouleverse le système endocrinien, ce que les spécialistes analysent encore. En tout cas, le changement est ponctuel, limité au moment de l’effort et aux heures suivantes, jamais permanent.

Hormones de la performance

Les hormones dont les taux connaissent des pics au moment de l’effort ou après et qui vont améliorer momentanément les performances d’un sportif sont :

  • Les catécholamines (épinéphrine, noradrénaline, dopamine) qui accélèrent le rythme cardiaque, augmentent la capacité pulmonaire et la glycémie sanguine ;
  • La testostérone qui participe à la fabrication des protéines directement impliquées dans la constitution du muscle après l’effort (la récupération) ;
  • La somatotropine (voir ce rapport sur l’hormone de croissance) qui est indispensable pour la fabrication de nombreuses protéines et qui mobilise les lipides et glucides pour être utilisés dans l’effort, de même que le glucagon et le cortisol ;
  • L’aldostérone et la vasopressine qui, ensemble, enclenchent la réabsorption d’eau et sels minéraux par les reins, pour éviter la déshydratation. Elles ont aussi un effet vasoconstricteur donc sur la tension artérielle.

Hormones de l’humeur

Outre des effets sur le métabolisme, les hormones ont un rôle à jouer sur le système nerveux. Leur variation à la suite d’une activité physique se ressent sur le mental.

  • La sérotonine, augmentée par l’activité physique et vice versa, réduit la perception de la douleur et pondère les accès d’agressivité, de dépression et de désinhibition (plus de détails).
  • La dopamine fournit au cerveau une dose de plaisir et en plus cette neurohormone est liée à la réalisation des mouvements. Par contre, elle fait partie des hormones responsables d’un effet d’accoutumance au sport, particulièrement en pratique intensive.
  • Pour être complet, on peut évoquer aussi le cortisol qui est surnommé l’hormone du stress (voir ici). On a vu qu’il favorise l’utilisation du sucre pour l’effort, mais il se trouve qu’il est impliqué dans l’émergence d’états anxieux. Néanmoins, l’effet euphorisant et antidépresseur d’autres substances émises lors d’une activité physique rend cela négligeable.

Hormones de la faim et de la minceur

Souvent le but d’un coaching sportif, le contrôle du poids est aussi l’affaire des hormones.

  • Continuons un peu sur le cortisol, qui a aussi un effet sur la faim en ce qu’il la provoque (lors de pics vers 8h, 12h, 16h, 21h) et qui augmente lors d’une séance sportive très intense pour dire à l’organisme qu’il doit se nourrir.
  • C’est tout l’inverse pour la leptine, une hormone anorexigène qui se trouve inefficace chez les sujets en surpoids. Or, le sport réduit la concentration en leptine, qui retrouve ainsi son efficacité en commandant la satiété et en favorisant le passage intestinal des protéines plutôt que des lipides.
  • L’adiponectine joue un rôle dans la résistance à l’insuline, elle y rend les muscles plus sensibles, ainsi ils utilisent en priorité le glucose et les acides gras, évitant le stockage. Plus il y a d’adiponectine, moins on risque un diabète de type II. Le sport élève la concentration de cette hormone.

Hormones de la mémoire

On retrouve ici la norédraline pour expliquer l’amélioration ponctuelle de la mémoire. Faire quelques minutes d’exercices après avoir appris quelque chose permet de mieux retenir. L’étude est rappelée ici.

Il y a tant d’autres choses à dire sur les hormones, leur effet sur le corps et leurs variations dépendantes ! On vous conseille, à Ownsport, de suivre un peu l’actualité des études médicales à ce sujet pour en savoir plus.

 

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2 pensées sur “Les effets du sport sur les hormones”

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