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Sport et Parkinson pour mieux vivre au quotidien

Associer deux éléments comme sport et maladie est recommandé quelle que soit votre pathologie. La maladie de Parkinson est, quant à elle, une maladie neurodégénérative. Elle se caractérise par des tremblements au repos ainsi qu’un vieillissement prématuré des neurones fabriquant la dopamine. Or, le sport est connu pour sécréter de la dopamine, également nommée hormone du bonheur. Sport et Parkinson sont donc liés afin d’améliorer votre état de santé.

Sport et Parkinson : Quels effets ? 

Sport et Parkinson

Grâce aux études scientifiques, nous savons avec pertinence que le sport a des effets positifs sur la maladie de Parkinson. Concrètement, les malades peuvent espérer : 

  • Ralentir la progression de la maladie
  • Gagner en autonomie
  • Développer l’aisance à la marche
  • Enrichir sa vie sociale
  • Améliorer son équilibre
  • Booster vos performances intellectuelles

D’une manière générale, on peut ainsi annoncer que le sport permet d’améliorer la qualité de vie des patients Parkinsoniens.

L’exercice physique booste votre dopamine

Le bénéfice du sport est, en partie, dû à la libération de dopamine. En effet, pas étonnant quand on sait que ce neurotransmetteur joue un rôle indispensable dans le contrôle des fonctions motrices. La maladie de Parkinson se caractérise par un déficit en dopamine. En tant qu’hormone du plaisir, les patients Parkinsoniens sont plus à même à la dépression ainsi qu’à une altération de leur humeur ou de leur envie.

A la différence du sport, les médicaments dopaminergiques peuvent avoir des effets indésirables. Il peut s’agir de somnolences, baisses de tension ainsi que de nausées. Il est donc préférable de faire du sport régulièrement pour diminuer ses prises médicamenteuses. 

2h30 de sport par semaine pour se sentir mieux

Sport et Parkinson

Comme souvent, plus que l’intensité, il convient d’insister sur la régularité. Les experts (1) recommandent 30 minutes d’activité physique et sportive par jour. Ceci revient à pratiquer 150 minutes de sport au cours de sa semaine. 

Afin de libérer un maximum de dopamine mais surtout d’être assidu, il convient de trouver un sport motivant pour vous. Vous aurez l’embarras du choix entre la marche, le fitness, la danse, le vélo ou encore la natation. 

Soyez progressif. L’objectif est de pratiquer sans se blesser. Si besoin, n’hésitez pas à prendre contact avec un coach sportif afin de vous mettre sur les bons rails. 

La pratique régulière permet de diminuer de 34% le risque de survenue de la maladie. Pour les personnes plutôt sédentaires, il est conseillé de se mettre au sport rapidement puisque les bénéfices escomptés seront plus grands dès les premiers signes.  

Les sports d’endurance

Une heure d’endurance permettrait de sauver une bonne partie de vos neurones dopaminergiques. De fait, pratiquer un sport d’endurance permet de ralentir les effets délétères de la maladie. Le lien entre sport et Parkinson n’est pas à négliger.

Parmi les sports d’endurance, on pense à : 

  • La marche (marche rapide, randonnée)
  • Le vélo (home trainer, vélo elliptique, vélo de route)
  • La course à pied
  • Le rameur
  • Le circuit training
  • La natation

D’ailleurs l’association France Parkinson a pour mission de lutter contre cette maladie. Elle organise chaque année la « course des héros » en juin / juillet. Cet événement caritatif propose aux marcheurs ainsi qu’aux coureurs de récolter des dons en amont. Le jour J, tout le monde se retrouve autour de cet événement sportif convivial et festif, à Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes afin de marcher ou courir (2, 6 ou 10km) au profit de l’association.  

Le renforcement musculaire

30 minutes de musculation limite l’atteinte de la motricité des membres inférieurs et supérieurs. Il peut s’agit de : 

  • Musculation
  • Fitness
  • Cours collectifs
  • Pilates / Yoga
  • Coaching à domicile

Les exercices peuvent être réalisés au poids du corps, avec haltères, élastiques, kettlebell, TRX, etc.  

Là encore, l’objectif est de pratiquer une activité physique régulière. Dans l’idéal, vous pourrez alterner une séance d’endurance puis une séance de musculation au cours de votre semaine. De fait, vous profiterez de tous les bienfaits pour booster votre dopamine. 

Il n’est jamais trop tard pour développer sa coordination

La maladie de Parkinson touche majoritairement les personnes âgées. En effet, 2% des plus de 65 ans et 4% des plus de 80 ans y seront confrontés. En parallèle, on dénombre 25 000 nouveaux cas chaque année, qui doivent être alertés sur les bienfaits du sport. 

Dans le cadre de cette maladie affectant la mobilité, le travail de la coordination et de l’équilibre ne doit pas être occulté. Le coach peut proposer un travail en instabilité sur Swiss Ball, plateau d’équilibre ou Bosu. Côté coordination, l’usage de balles de tennis à lancer / rattraper, des cerceaux et même l’utilisation de gant de boxe est à encourager. Le côté ludique et motivant ne doit jamais être perdu de vue. 

L’intervenant devra insister sur la période s’assouplissement en fin de séance, particulièrement utile pour les patients Parkinsoniens afin de lutter contre les méfaits de la rigidité (2). 

Un coach sportif APA à domicile

Sport et Parkinson : coach sportif

On estime que les malades de Parkinson voient leur pratique physique et sportive diminuer de 30% (3). Les raisons sont multiples. Parmi elles, la difficulté à trouver un éducateur sportif qualifié pour planifier des séances de sport adapté

La maladie de Parkinson entre dans le cadre de l’activité physique adaptée (APA). Or, chez Ownsport, nous disposons de coachs sportifs compétents, diplômés APA, pour prendre en charges les patients Parkinsoniens de tout âge. 

Grâce à votre coach sportif à domicile, la marche, l’équilibre, les fonctions cognitives ainsi que la qualité de vie s’en trouvent améliorées. Vous observerez les effets positifs à partir du 3ème mois de pratique assidue (3 séances par semaine). 

Pour attester de ces effets, le coach pourra vous confronter à divers tests permettant d’identifier votre progression. On pense notamment au test de marche des 6 minutes (6MWT). Ce test permettra d’évaluer votre fonction locomotrice à travers l’évaluation de votre : 

  • Force
  • Endurance
  • Fonction neuromusculaire
  • Fonction ostéo-articulaire 
  • Distance réalisée

Conclusion

En résumé, sport et Parkinson font bon ménage en améliorant la qualité de vie des malades, tout en ayant une action préventive. En effet, dans le cadre de cette pathologie, il est primordial de se sortir de la sédentarité afin de relancer la production de dopamine, essentiel pour se sentir mieux dans son corps et dans sa tête.

Le sport n’a pas pour ambition de guérir le malade de Parkinson. Néanmoins, il est tout à fait possible de limiter les tremblements, la perte de mobilité ou encore la rigidité musculaire.  

Enfin, la maladie de Parkinson est un facteur de risque pour développer d’autres maladies comme l’ostéoporose. Or, le sport permet de lutter contre l’ostéoporose mais aussi de diminuer les maladies cardiovasculaires ainsi que l’hypertension. Il n’y a donc que de bonnes raisons à pratiquer une activité physique régulière. 

Dans l’idéal, nous vous encourageons à réaliser à minima 2h30 de sport par semaine. Variez les plaisirs à travers l’endurance, le renforcement musculaire, un travail de coordination, de souplesse ainsi que d’équilibre.

Références : 

  • https://www.journalofparkinsonsdisease.com/exercising-25-hours-week-associated-slower-declines-parkinson’s-disease-patients
  • https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=22316445
  • https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=21614433

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