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Sport pour enfant

On ne va certainement pas vous dire sur le blog d’Ownsport que pratiquer une activité physique, c’est mauvais pour la santé. Pourtant, tout bon coach à domicile qui a rejoint nos rangs (et est donc titulaire d’un diplôme d’État) sait qu’il existe parfois des situations où il faut adapter l’exercice, pour ne pas courir de risques inutiles. Par exemple, c’est le cas du sport pour enfant. Le public sportif jeune est plein de spécificités physiques, physiologiques et psychologiques nous en parlons dans cet article de notre série des articles inclassables.

Un sport pour enfant : le judo.

C’est quoi un sport pour enfant ?

Pour l’adulte, facile de dire quand on se dépense et quand on ne se dépense pas. Or ce n’est pas pareil pour un enfant. En effet, les médecins du sport divisent l’activité physique des jeunes en plusieurs types :

  • Les déplacements nécessaires au quotidien : la marche, les escaliers à monter…
  • L’activité libre : les balades en famille, le jeu entre copains ;
  • L’exercice obligatoire : à l’école ou en association sportive ;
  • La compétition : en-dehors de l’activité obligatoire avec un objectif de victoire ;
  • La visée thérapeutique : après une blessure ou pour améliorer la santé dans le cadre d’une pathologie (y compris psychologique).

Toute la vie d’un enfant est ponctuée de dépenses physiques. Cela représente bien plus que les heures passées en cours de sport. Par exemple la récréation est le théâtre de nombreux jeux très physiques. Les enfants peuvent y dépenser beaucoup d’énergie sans y penser. Il est ainsi important de prendre en compte l’ensemble des activités qu’accomplit un enfant. Cela sert à déterminer s’il en fait trop ou pas assez. Car s’il est évident qu’il faille pratiquer un sport pour enfant, on ne peut pas calquer un programme d’un enfant à l’autre.

 

Les risques réels pour la santé

Chez les 10-24 ans, le sport est la première cause d’accident de la vie courante avec 44 % des incidents (chiffres de la fédération scolaire l’Union sportive de l’enseignement du premier degré). Le genou détient la médaille de la partie du corps la plus touchée. Ensuite c’est la tête, puis les bras. Il s’agit dans la grande majorité des cas de maladresse, mais il faut aussi prendre en compte le fait que certaines activités représentent un risque ajouté, comme le roller, le BMX ou les sports de contact…

Du côté mental, les médecins font attention à l’excès d’exhibitionnisme (chercher la reconnaissance à tout prix). L’excès de pression (par les parents, l’entraîneur ou l’enfant lui-même) est aussi à surveiller. Liés à la psychologie, il arrive des désordres liés à l’alimentation. Quand l’enfant souffre d’une particularité qui l’empêche de pratiquer son sport (diabète, obésité), l’équilibre est difficile à trouver. Et parfois, on lui impose un régime trop strict qui peut entraîner des troubles alimentaires.

Prenons un instant pour parler de la légende du sport qui empêcherait de grandir. À ce jour, les études et observations des athlètes qui ont commencé jeunes montrent un décalage de la période de croissance, par conséquent une arrivée à l’âge osseux adulte différée. En conclusion, il n’a jamais été fait de lien entre le sport et la petite taille de certains pratiquants. Il s’agit plutôt d’hérédité.

 

Des activités par tranches d’âges charnières

Deux fillettes sautent à la corde.

2-6 ans

On cherche à éveiller l’enfant à son corps, cela consiste en des activités psychomotrices ludiques, autour du jeu, de l’art et du plaisir. Typiquement les jeux en parc, les bébé-nageurs, les jeux de tapis avec des parcours (sauter, glisser, rouler…).

6-7 ans

On développe la condition physique (force, vitesse et adresse) et la mise en place du schéma corporel (coordination, équilibre, contrôle postural…). On commence ici les sports individuels (danse et équivalent, ski, natation, équitation…)

7-12 ans

C’est l’âge des initiations, des règles des jeux, des premières compétitions, et le développement de la notion de perfectionnement par conséquent. On peut continuer les sports individuels et commencer les sports collectifs avec l’esprit d’équipe.

13-15 ans

Une jeune gymnaste

À ce moment, ça passe ou ça casse. Si l’enfant est toujours motivé par sa pratique, que sa puberté n’est pas perturbante et qu’il n’est pas en contradiction avec l’autorité, il poursuit sur sa lancée. Mais c’est souvent là que les enfants abandonnent les activités sportives, que ce soit pour l’une ou l’autre des raisons citées (et d’autres encore, liées à cet âge si particulier).

 

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