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Le shuffle, pas à pas

Qu’est-ce que le shuffle moderne, cette danse pratiquée sur fond de techno ou de minimal, a en commun avec l’esclavage aux États-Unis, l’Irlande et les claquettes ? Eh bien tout. Intense et facile à adopter, elle se pratique de plus en plus dans les salles de gym. Découvrez l’univers rythmé d’une danse qui fait du bruit.

Un danseur de shuffle qui traîne son pied.

 

Aux origines du shuffle, l’african shuffle

Il faut remonter l’histoire des esclaves d’Amérique du nord pour trouver les origines de la shuffle dance. Les esclavagistes se rendent vite compte que les Africains correspondent par le son des tambours. Alors ils tentent de réprimer cette communication en interdisant les tam-tams, ce qui pousse les esclaves à trouver un autre moyen d’échanger, sans instrument. Du coup, ils se servent de leurs mains en les claquant et de leurs pieds pour frapper la terre ou traîner dessus (en anglais, to shuffle).

Début du XIXe, à New-York, l’african shuffle croise la gigue irlandaise, une danse folklorique. Elle se caractérise par des mouvements de jambes très rapides, ajoutant à la musique le son des sabots heurtant le sol. Les deux univers s’enrichissent l’un de l’autre. Tant et tant qu’ils fusionnent en Buck and wing, qui deviendra rapidement les claquettes. En somme, tout est une histoire de son dans ces danses : ça traîne, ça claque et ça frappe.

Ainsi, le shuffle moderne reprend ces gestes et mouvements forts et sonores. Cela colle parfaitement avec le rythme des musiques électroniques comme la dance ou la techno, répétitives de nature. Aujourd’hui, le shuffle se danse des États-Unis à la Corée du sud, en passant par l’Australie. Party Rock Anthem de LMFAO remet le shuffle sur le devant de la scène en 2011. Notamment, on peut entendre dans les paroles « Everyday I’m Shufflin’ » (Tous les jours je shuffle). Aussi, dans le clip, tout le monde devenu zombie est forcé à shuffler jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est dire la dépense physique que cette danse engendre !

Une compétition de Cupid Shuffle avec des centaines de participants.
https://www.flickr.com/photos/michaeljzealot/

Pas de base de la danse

Le shuffle / T-step

D’abord, précisons qu’il ne s’agit pas du pas du même nom dans la danse des claquettes. Le shuffle du shuffle part d’une position des pieds en T (les pieds joints, gardez le pied droit droit, tournez le gauche vers la gauche et placez-le au milieu du pied droit, voilà un T). On lève la jambe derrière (la droite), on tourne le pied devant (le gauche) pour qu’il soit droit par rapport au corps. On pose le pied droit au milieu devant le gauche qui est devenu la barre supérieure. Puis on enchaîne, on lève le pied gauche, on redresse le droit, on pause le gauche devant le droit. Vos pieds doivent traîner, shuffler, créer du son.

Une variante, le kick, consiste à donner un coup de pied avec la jambe qui est levée avant de la reposer devant.

 

Le running man

Courir sans avancer, ce n’est pas aussi difficile que marcher à l’envers (le célèbre Moonwalk de Mickael Jackson) ! Là, on vous demande simplement de partir d’un pied devant l’autre, comme si vous étiez arrêté au milieu d’un pas. D’abord, vous levez le pied derrière pour le poser au même niveau que le pied devant, puis le pied devant file derrière en traînant, talon au sol. Puis on enchaîne, on lève le pied derrière vers l’avant, on traîne le pied avant vers l’arrière. Avec de la pratique, vous pourrez même reculer en donnant l’impression d’avancer.

Tout ceci est bien expliqué en vidéo par un jeune danseur de shuffle, ici. Finalement, avec ces deux pas de base, vous pouvez lancer votre morceau de techno préféré et vous entraîner à les combiner. Passer de l’un à l’autre, ajouter des figures, des poses, des attitudes, en rythme et en faisant du bruit, voilà une séance de danse sportive !

 

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4 pensées sur “Le shuffle, pas à pas”

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